CM 21 11 2016 Renouvellement du marché des prestations de restauration scolaire

Conseil municipal du lundi 21 novembre 2016

 

Point 38.    Renouvellement du marché des prestations destinées à la restauration dans les écoles, les accueils de loisirs et les établissements d’accueils de la petite enfance et lancement d’un marché de collecte des biodéchets – Désignations

Intervention de Mme. Françoise WERCKMANN,
Conseillère municipale

Pour le Groupe des Elu-es Ecologistes et Citoyens de Strasbourg

 

Monsieur le Maire, mes chèr.es collègues

imagesLe marché de la restauration de scolaire est l’un des marchés publics les plus emblématiques de notre collectivité. Il répond à 3 enjeux : -offrir la meilleure alimentation possible à tous nos écoliers, -dynamiser : les agriculteurs et les circuits courts, et -lutter contre le gaspillage alimentaires et les déchets.

En premier lieu, nous tenons à saluer le travail réalisé en collégialité sur cette délibération et les réflexions enrichissantes menées sous la houlette de Françoise BUFFET, Chantal CUTAJAR et Françoise BEY.

Nous souhaitons aussi souligner le rôle de veille et d’alerte, mais aussi de proposition des collectifs et associations de parents d’élèves mobilisés sur ce sujet.

En tant qu’élu.es écologistes, la santé de nos enfants et la préservation de notre environnement sont au cœur de nos préoccupations. C’est pourquoi nous avons souhaité contribué à ces réflexions à travers 3 axes : la santé environnementale et la qualité des produits, la lutte contre le gaspillage et la réduction des déchets, la proximité et la pédagogie.

Santé, environnement et qualité des produits

La santé publique et la santé environnementale sont des thématiques qui nous tiennent à cœur et que nous portons activement à : qualité de l’air, interdiction des néonicotinoïdes, ondes électromagnétiques, etc…

Dans cette optique nous souhaitons, que les produits locaux issus de l’agriculture biologique continue de prendre une part toujours croissante dans les menus de nos écoles. Ils sont synonymes d’une alimentation saine et de qualité. Ils mettent en avant des pratiques agricoles respectueuses de la santé et de l’environnement.

Nous avons aussi été saisi.es par l’alerte lancée par le collectif de parents d’élèves concernant les barquettes en plastique. Les perturbateurs endocriniens et le risque potentiel de migration de certaines molécules contenues dans les barquettes alimentaires doit nous interpeller. Attachés au principe de précaution, nous souhaitons des études complémentaires et en tout état de cause, dès à présent la mise en œuvre d’alternatives pour permettre l’abandon de ces barquettes également génératrices de déchets.

Lutte contre le gaspillage et valorisation des déchets

L’Eurométropole est devenue lauréate de l’appel à projet Territoire Zéro Déchet, Zéro Gaspillage. Ainsi, la question des déchets de la restauration scolaire doit être prise en compte de l’amont à l’aval :

  • Lutte contre le gaspillage alimentaire via des portions plus adaptées et des menus plus simples.
  • La suppression des contenants jetables et non valorisables partout où cela est possible immédiatement (notamment dans les selfs avec le passage à l’inox) et à terme, généralisation à l’ensemble des établissements scolaires grâce à une adaptation des équipements et une formation du personnel lui garantissant des conditions de travail sécurisées et confortables.
  • Là ou ce n’est pas possible tout de suite et de façon transitoire des alternatives au plastique notamment par des barquettes en amidon biodégradable ou compostables. Il nous semble que de ce point de vue, la délibération est suffisamment ouverte pour permettre différentes alternatives aux barquettes actuelles.
  • Enfin, valorisation des déchets sortants via un tri adéquat permettant le recyclage et mise en place d’une filière garantissant le compostage et/ou la méthanisation des déchets organiques.

Au-delà des éléments évoqués précédemment, je conclurais en précisant qu’il nous faut aussi mener des actions pédagogiques et expérimentations de proximité. Par exemple,  le passage à terme d’une liaison froide à des cuisines sur place qui concernerait quelques écoles nouvelles ou en cours de rénovation. Sachant que la plupart des collèges et lycées de notre ville disposent d’une cuisine sur place. Le problème n’est donc pas celui du coût de l’assiette mais celui d’un investissement “cuisine” à étudier.

Vous l’aurez compris, il s’agit pour nous d’un dossier majeur sur lequel nous continuerons de travailler activement avec nos collègues en charge, et soutiendrons les efforts pour des repas de qualité plus respectueux de la santé et de l’environnement dans le cadre d’un débat démocratique et d’une démarche à la fois locale et systémique.

 

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