Intervention d’Edith Peirotes, réponses à l’interpellation de Thierry Roos sur les commerces du centre ville

Intervention d’Edith Peirotes, réponses à l’interpellation de Thierry Roos sur les commerces du centre ville.

edith-peirotes-130x214Les commerces du centre ville : point 51 du conseil municipal du 21 novembre 2016

 

Monsieur ROOS soulève plusieurs points dans son interpellation.

  • L’accès en ville et, a fortiori, aux commerces par les automobilistes,
  • la politique de stationnement avec l’extension des horaires payants à l’heure du déjeuner,
  • le travail du dimanche.

Visiblement, selon Monsieur ROOS, la voiture devrait faire son grand retour pour booster le chiffre d’affaire des magasins du centre-ville !

Monsieur ROOS, permettez-moi de vous dire que vous êtes resté bloqué dans les années 50!

Aujourd’hui, les études démontrent que le concept « no business no parking », s’il reste valable pour la grande distribution, n’est pas adapté aux commerces de proximité. En réclamant l’ouverture de la circulation en centre-ville, vous allez même à l’encontre des intérêts des petits commerçants.

Piétons et cyclistes sont de bien meilleurs clients ! Les études démontrent que sur un espace donné vous avez bien plus de piétons, de cyclistes ou d’usagers de transports publics qui circulent que d’automobilistes. Ainsi, pour un même espace-temps d’une heure, le débit de circulation est de 1000 voitures contre 16 000 piétons et cyclistes ! Soit 16 fois plus de clients potentiels pour les commerçants. (Source FUB)

Toute baisse du chiffre d’affaire des commerçants n’est indubitablement pas à imputer à la politique de stationnement de la ville !

La baisse des chiffres d’affaire des commerçants est inéluctablement liée à la baisse du pouvoir d’achat.

Comment peut-on sérieusement croire qu’une hypothétique transformation de notre ville en un hypermarché géant ouvert 24h/24 et 7jours/7 pourrait accroître les possibilités de dépense des citoyens ?

Cette vision rétrograde ne favorise même pas les petits commerces de proximité.

Elle va dans le sens des grandes enseignes qui ont pignon sur rue !

En réclamant des ouvertures supplémentaires le dimanche, vous installez le travail dans le rayon central !

Le repos dominical est un droit fondamental du travail, qui s’inscrit dans une idée de société. Une idée qui suppose d’avoir le temps d’être en famille ou entre amis, d’avoir du temps pour les loisirs, ou d’avoir du temps pour ne rien faire, plutôt que de finir par se sentir obligé de faire ses courses le dimanche… Enfin… Pour ceux qui ne travaillent pas encore ce jour là !

N’est-ce pas là que commence la notion du bien-vivre ensemble, du mieux-vivre ensemble ?

Travailler plus, pour consommer plus, voilà encore une conception bien régressive de notre société !

 

 

 

Edith Peirotes

Conseillère municipale

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