CM-24-4-2017 – Marie-Dominique Dreyssé – Rhéna 3, c’est toujours non !

Conseil municipal du lundi 24 avril 2017

Point n°11 :  Avis Chevènement- avis préalable : vente à un opérateur foncier d’une parcelle destinée à accueillir la deuxième tranche du regroupement de spécialistes ( cabinets et laboratoires médicaux)

 Intervention de Marie-Dominique Dreyssé, adjointe au Maire

Lors du débat au conseil de l’EMS du 3 mars 2017 concernant la fin de l’emphytéose accordée à la clinique Rhéna, notre groupe des élus écologistes et citoyens avait conclu son intervention avec la question suivante : « sur le terrain mis à la vente aujourd’hui, l’usage d’une partie foncière n’est pas encore annoncé, le pire reste peut-être à venir… ». Oui la question d’un Rhéna 3 à venir, nous l’avions clairement posé dans cette enceinte, certains de nos collègues. 

 La suite de la saga Rhéna ne s’est pas fait attendre. Avec cette délibération soumise aujourd’hui à notre vote concernant la vente d’une nouvelle parcelle contiguë, nous assistons à une nouvelle extension de Rhéna.

Et cela nous inquiète. Pourquoi ?

1. En 1er lieu, que personne ne s’y méprenne pas : notre groupe n’a pas vocation à prendre partie pour l’une ou l’autre clinique portées par des logiques propres d’activité. Si aujourd’hui certains qualifient de guerre des cliniques un affrontement bien réel entre Rhéna et l’Orangerie, nous ne perdons pas de vue que les deux cliniques concernées ont le même statut, qu’elles sont à but lucratif, qu’elles font bénéfice de la production de soins. Et c’est leur droit, cela les regarde.

2. Mais ce qui nous importe, c’est que les patients ne soient pas les victimes collatérales de cet affrontement. Or ils le sont déjà en partie :

– par le fait que l’opération de fusion des 3 établissements d’origine de Rhéna s’est faite en ayant comme conséquence la diminution d’une offre à but non lucratif, para-publique sur Strasbourg, augmentant la difficulté d’accès aux soins pour nos concitoyens

– par le fait que cette opération porte le risque d’une fragilisation de l’offre publique, en particulier les HUS

– parce que nous apprenons par la presse des difficultés de prise en charge notamment en chirurgie par Rhéna : n’y a-t-il pas risque d’une moindre qualité des soins ?

3. Alors n’assistons nous pas, avec cette nouvelle extension, à une fuite en avant de la direction de Rhéna qui questionne la capacité de son équipe dirigeante à maitriser son projet de développement ?  Ces signes rendent plus actuel que jamais le risque financier que notre collectivité a pris en accordant une garantie à 100% des emprunts, une garantie qui pourrait de plus se révéler illégale comme on vient de l’apprendre par les DNA. Quelle image donnons nous de notre collectivité en ayant garanti un projet n’allant pas dans le sens de l’intérêt général et fragilisant juridiquement et financièrement notre collectivité

Au nom de notre groupe écologiste et citoyen, je réaffirme que notre priorité pour notre municipalité est de concentrer nos efforts sur l’offre de soins insuffisante dans le quartier. C’est pourquoi nous nous félicitons de la décision que vous avez prise, Monsieur le Maire, de reprendre le dossier de la création d’une maison urbaine de santé qui, elle, est réellement d’intérêt général : les habitants en attendent l’ouverture prochaine
Non, décidément, nous ne pouvons accepter ce projet et nous continuerons à voter contre.

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