Feuille de route « cadre de vie et durable », pour un environnement porteur de qualité de vie et de santé – Conseil EMS du 23/03/2018

Intervention de Françoise Schaetzel, pour les élu.e.s écologistes

Point 27 : Feuille de route « cadre de vie et durable », pour un environnement porteur de qualité de vie et de santé sur l’Eurométropole de Strasbourg et au sein  de ses communes

Monsieur le président, mes cher.es collègues,

L’adoption d’une feuille de route pour « un cadre de vie sain et durable » démontre l’engagement de notre majorité à améliorer concrètement la qualité de vie des habitant.es de l’Eurométropole.

C’est un enjeu de santé publique majeur. L’OMS a évalué ainsi qu’une maladie sur quatre pouvait être attribuée à des facteurs environnementaux et que s’y joue notamment la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé. Souvent en effet, ce sont les plus modestes qui cumulent inégalités socio-économiques et risques environnementaux. Il s’agit donc également d’une question de justice sociale.

C’est un enjeu économique majeur, les pollutions ont un coût. (157 milliards pour les perturbateurs endocriniens à l’échelle européenne). Agir pour un cadre de vie sain, c’est aussi renforcer l’attractivité du territoire.

Enfin, l’enjeu est sociétal, car chacun à son échelle, par ses habitudes de consommation, ses modes de déplacement, son alimentation, peut contribuer à améliorer notre environnement et donc, son impact sur la qualité de vie de tous.

Cette délibération a été conçue comme un cadre partagé par toutes les 33 communes, c’est-à-dire qu’elle affiche une stratégie à partir de laquelle ont vocation à se greffer des actions se déroulant dans les communes qui le demandent. Quatre axes sont proposés, chacun d’eux comprenant déjà des actions en cours.

4 axes majeurs  dans cette feuille de route, les communes parties prenantes!

–          Le premier axe, et ce n’est pas par hasard si je le cite en premier, est de développer les capacités d’actions des communes, si elles le veulent, d’être au service même des communes : certaines communes ont déjà développé des initiatives exemplaires : organisation de débats, interventions dans les écoles etc. Il s’agit de partager les expériences, faire des retours d’expériences, se partager des outils : des expositions, des outils pédagogiques, des fiches réflexes etc : c’est ce qui a déjà été fait sur les questions d’air intérieur dans les écoles ;

–          2ème axe : comment mieux prendre en compte l’impact sur la qualité de vie  dans nos politiques structurantes comme l’urbanisme, le logement, l’agriculture, le déplacement…: exemple dans la façon de construire : formes urbaines et architecturales prenant en compte pollution de l’air, air intérieur, bruit. Nous avons également des leviers grâce aux clauses environnementales dans les cahiers de charges avec les promoteurs et les aménageurs

–          Soutenir la mobilisation citoyenne. Chacun doit faire sa part : pour cela, il faut donner à nos concitoyens les moyens de le faire : informations, débats, éducation aux bons gestes… Les gens sont d’ailleurs en attente : Des ateliers organisés par la Mutualité ont par exemple été débordés de demandes

Enfin, compléter, si besoin nos connaissances sur le cumul des risques afin de mieux les gérer : peut faire des choses très bien concernant l’implantation des écoles pour les protéger de la pollution atmosphérique et se rendre compte que l’endroit idéal est sur un sol pollué. Nous avons déjà un observatoire de santé : enrichissons le de données sur le bruit, l’air etc. ce qui nous permettra d’identifier les zones de qualité de vie les plus fragiles

 

Soutenir la dynamique en renforçant nos partenariats. 

Nous travaillons déjà avec plusieurs partenaires : la mutualité, Atmo GE, les associations. Bien évidemment l’ARS dans le cadre du CLS avec l’EMS qui a déjà introduit un axe de qualité de vie. C’est le bon moment pour renforcer ces partenariats à l’heure du PRSE 3 (programme régional santé environnement) qui vient d’être lancé.

Cette feuille de route s’intègre parfaitement dans la suite logique des politiques vertueuses que nous menons «  Strasbourg, ville et Eurométropole Respirable »,  agro-écologie urbaine, démarche zéro-phyto etc.  Elle les complète en déroulant la chaîne jusqu’au bout, répond aux attentes de nos concitoyens pour un cadre de vie sain et durable et devient ainsi l’une des seules métropoles se dotant d’une telle démarche.

Nous ne pouvons que soutenir de manière enthousiaste cette délibération cadre qui présente clairement la santé environnementale comme un déterminant de l’action publique et non comme une variable d’ajustement.

C’est pourquoi, nous voterons favorablement cette délibération.

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