Pacte de la démocratie locale : si seul.e on va plus vite, ensemble : allons plus loin ! CM du 16/04/18

Françoise Werckmann, pour le groupe des élu.es écologistes

Monsieur le maire, mes cher.es collègues,

C’est avec fierté que je prends la parole, Fierté d’avoir participé à la co-construction de ce pacte citoyen avec Monsieur le Maire, Chantal CUTAJAR, les services de la collectivité et bien évidemment les habitant.es. Ayant pu participer aux nombreux ateliers mis en place dans ce cadre, je ne peux que m’enthousiasmer face à l’envie et au dynamisme qu’ont montrés tout.es les participant.es.

De quoi s’agissait-il ? L’objectif de ce nouveau pacte de la démocratie locale est simple : redonner corps, avec un nouveau souffle, dans la construction de nos politiques publiques et dans l’implication des citoyen.nes.

Il s’agit à travers une démarche globale de créer un lien, de rapprocher les citoyens de la vie de la cité, leur donner voix au chapitre, leur proposer et co-construire avec eux des nouveaux outils, pour faire en sorte que chacun et chacune puisse trouver sa place, d’ouvrir la démocratie aux habitant.es les plus éloignées de la chose publique, de retisser l’envie de participer.  Par exemple, répondre à l’attentes de nos ainés, et pourquoi pas un conseil des ainé.es.

La défiance croissante envers les partis politiques, envers les élu.es, envers la politique, nous obligeait à une réponse. Le sentiment de déconnexion entre les élu.es et la réalité, le syndrome de la tour d’ivoire, doivent remettre en cause nos pratiques, nous questionner et nous pousser à traduire enfin ce slogan électoral de la politique autrement.

En ce sens, la démarche menée est une avancée et nous l’espérons l’étincelle pour aller plus loin. A défaut, la frustration n’engendrera que de la colère et du désintérêt, faisant le lit de l’extrémisme.

Ainsi, le sommet citoyen, ce nouveau pacte de la démocratie locale sont une étape importante, riche en propositions : Budget participatif, droit de pétition, outil numérique, droit à la co-construction, les ateliers ont été fort productifs, enthousiasmants.

Ce sommet citoyen est l’outil d’accès aux politiques publiques. C’est un patrimoine co – construit, ouvert à ceux qui n’en ont pas ! C’est aussi un levier pour faire entendre la voix de toutes celles et tous ceux qui aujourd’hui n’osent peut être pas, ne trouvent pas leur place, se sentent isolé.es,  ne peuvent s’exprimer ici.

L’élan suscité, l’animation de ces projets, le volontarisme des équipes sont des atouts formidables dans la ville inclusive et ouverte que nous souhaitons construire.

Nous devrons collectivement transformer l’essai lors de nos futurs débats et dans la co-construction des futures délibérations d’application.

J’insiste, nous ne partons pas de rien, il faut saluer le travail réalisé sous le mandat précédent avec les conseils de Quartier, les ateliers de projets, le conseil des résidents étrangers notamment, qui ont fourni un travail de qualité.

Nous nous appuyons aussi sur des collectifs citoyens mobilisés, avisés, forces d’opposition parfois, de proposition aussi, par exemple sur le tram ouest, ou sur les cantines scolaires. Ce dernier exemple auquel j’ai participé est d’ailleurs la parfaite illustration de ce que peut apporter le droit de pétition dans nos politiques publiques. La mobilisation partagée des parents d’élèves, conjuguée au volontarisme de nos collègues, je pense à Jeanne Barseghian, Françoise Bey, Chantal Cutajar, Françoise Buffet, pour le Zéro Déchet, contre les perturbateurs endocriniens, partagé ensuite par notre majorité a permis de sortir les plastiques de nos cantines, de faire de Strasbourg une ville exemplaire et citée en tant que telle partout en France sur ces questions.

Si seul on va plus vite, à plusieurs, nous allons plus loin. C’est bien là l’essence de ce nouveau pacte de la démocratie locale.

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