Oui aux zones à faibles émissions, allons plus loin ! Conseil municipal du 24/09/2018

Intervention de Françoise Schaetzel, pour le groupe des élu.e.s écologistes

Mes chers collègues,

Nous nous félicitons de l’engagement de la ville en faveur du déploiement d’une zone à faible émission sur le territoire de l’EMS qui permettra de regagner de la qualité de l’air sur notre territoire. Strasbourg pourra redevenir une ville en pointe sur les questions de mobilités : la décision concernant la logistique urbaine et les livraisons va dans le bon sens.

Si vous le permettez, je voudrais insister sur deux points :

Le premier : la pollution ne connait pas limite administrative. L’efficacité de la ZFE dépend de son périmètre d’application. Strasbourg montre la voie mais plus largement toutes les autres communes de l’EMS sont concernées, et même au-delà. Kehl pour le moins devrait être informée de cette nouvelle dynamique.

L’autre point concerne le fait qu’un tel dispositif ne doit se mettre en œuvre que si des solutions alternatives de déplacement sont possibles pour tous et particulièrement pour les plus modestes. Nous nous devons en effet de prendre en compte l’impact social potentiel du développement d’une ZFE. C’est ce que fait la tarification solidaire, appliquée sur notre territoire depuis quelques années et qui est un dispositif reconnu exemplaire par nombre d’autres collectivités.

Cette délibération, et nous nous en réjouissons, met ainsi en avant la responsabilité de l’Etat. C’est à lui qu’incombe le soutien à l’acquisition de véhicules propres, la facilitation du déploiement de transport collectif par exemple. C’est à lui également de soutenir les collectivités dans leur lutte contre la pollution atmosphérique. On peut penser par exemple – et ce malgré ses limites – à la vignette Crit’air européenne, mais également à une part pour les collectivités de la taxe carbone : il est trop facile en effet de nous mettre sous la menace d’une amende de la cour de justice européenne sans nous donner de réels moyens de lutte contre la pollution. Et d’ailleurs, même si nous obtenions des crédits européens nous ne pourrions même pas les utiliser vu les contraintes liées au pacte financier.

Pour finir, permettez-moi de rappeler que la qualité de l’air et la qualité de vie se gagneront aussi en diminuant le nombre global de véhicules sur les routes, et que ce n’est pas en construisant des routes supplémentaires, en augmentant la surface de voirie à l’Eurométropole et autour qu’on y arrivera.

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