Quartier d’affaire international : une mobilité à contresens des enjeux écologiques – Conseil municipal du 24/09/2018

Alain Jund, adjoint au Maire, pour le groupe des élu.e.s écologistes

 

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Depuis le lancement de l’opération « quartier d’affaires international » en 2013, les élus écologistes ont fait part de leurs interrogations profondes sur ce projet : le modèle, l’absence initiale de logements et de services, la quantité de bureaux vacants sur l’agglomération…

Certes des aspects ont évolué notamment en matière de logement et de logements sociaux.

Mais aujourd’hui, dans la présente phase, nous encore plus perplexes sur la question de l’accessibilité et des déplacements.

D’un côté nous engageons:

– une Zone à Faible Émission ce qui constitue une belle avancée pour notre agglomération,

– nous préservons la pénétration automobile dans notre ville afin d’améliorer la qualité de vie et mieux répartir l’espace public entre les différents modes.

– une politique de sortie du diésel de notre parc de lui de la CTS et d’autres afin de favoriser la qualité de l’air et la santé publique,

– une politique de livraison urbaine propre et alternative afin d’éviter le flux de camionnettes dans notre ville, Tout cet été, dans notre ville, nous avons atteint des températures caniculaires…et ce n’est que le début.

 

Et pendant ce temps, cette délibération va à contresens et donne un mauvais signal:

– l’ouverture de la nouvelle rue Alice Monsieur que relie la rue Fritz Kieffer à l’avenue Mendes France

– et surtout la mise à 2 X 2 voies des rues Wenger-Valentin et Raiffeisen qui a des conséquences peu acceptables:

* c’est une nouvelle autoroute routière en plein centre-ville comme accélérateur de particules

* des voies cyclables réduites à peau de chagrin alors que nous souhaitons promouvoir le vélo,

* des trottoirs rabougris ce qui en terme de signal pour les piétons va à l’encontre de nos orientations y compris dans l’usage du P + R des Rives de l’Aar, Enfin, et je ne vois pas comment on pourrait faire autrement, l’abattage d’une rangée d’arbres.

Pour les élus écologistes, l’heure n’est pas de faire encore rentrer plus de voitures et de camions en ville.

Strasbourg depuis 30 ans, nous avait habitués à d’autres avancées et à d’autres orientations en matière de mobilité.

 

Les élus écologistes, comme par le passé, ne voteront pas pour cette délibération.

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