Règlement local de publicité, CM du 19/11/18

Jean Werlen, pour le groupe des élu.e.s écologistes

Point 15. Règlement local de publicité : pour les écologistes, il y a de réelles avancées….mais une étape reste encore à franchir !

 

Monsieur le Maire,

 

L’espace public est un bien commun, un lieu de passage, un lieu de brassage, de partage, de repos et de flânerie.

La question qui se pose donc pour nous, collectivité : quelle part gardons-nous dans le « bien commun », quelle part concédons nous à l’appropriation privée?

Devons-nous le vendre aux annonceurs et devons-nous considérer l’espace public « comme un outil en quête de cerveau disponible » pour reprendre les termes d’un ancien PDG de TF1.

 

Le règlement local de publicité a pour objet de cadrer, de limiter et de définir la place des annonces dans l’espace public.

Le règlement tel qu’il nous est présenté, constitue naturellement une belle avancée par rapport à la situation actuelle sur notre territoire car il réduira de moitié l’espace dédié à la publicité…..

Néanmoins, Le groupe des élus écologistes à la ville de Strasbourg, à l’occasion de l’enquête publique ouverte au printemps prochain sur ce projet de Règlement, fera une contribution autour de 4 points :

 

  • La sobriété, car nous ne pouvons pas, en même temps avoir le discours de la sobriété (nous ne parlons pas de l’austérité) et permettre, encore à ce point, une prolifération publicitaire même si elle est en réduction.
  • Le gaspillage énergétique : à l’heure où l’énergie est de plus en plus rare et de plus en plus chère, les panneaux lumineux qui se multiplient ne sont pas la solution. Un écran de ce type utilise, en terme d’énergie, autant qu’une famille de 4 personnes…quel gaspillage.
  • La publicité numérique : car la course au « plus visible » et au plus « clinquant » n’est pas décente au moment même où le défi climatique doit-être au rendez-vous. Il en va de la qualité de notre paysage et de notre patrimoine architectural et naturel
  • La publicité sur les toits des immeubles : nous sommes en 2018 et pas au début du 20ème siècle où l’illusion de la modernité se traduisait par l’électricité naissante. Nous avons, il y a quelques temps, signé une charte contre la pollution lumineuse. Il nous la faut mettre en œuvre.

Plus généralement, cette délibération constitue une avancée en terme de présence publicitaire car elle diminue de plus de moitié l’espace disponible dédiée à cette activité.

 

Nous voterons donc pour mais avec les 4 réserves sur lesquelles nous interviendrons lors de l’enquête publique.

 

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