La politique de stationnement, un enjeu de santé publique ! réponse à l’interpellation de Thierry Roos

Intervention d’Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg

A écouter Mme Keller, elle semble donner une nouvelle perspective au retour de la voiture dans notre ville ; alors que bien souvent on loue l’exemplarité de Strasbourg en matière de mobilité….et même si c’est encore insuffisant.

Sur l’intervention de Thierry Roos, je ferai 4 remarques.

D’abord sur la nature de votre pétition qui a réuni plus de 5000 signataires. Demain vous faites une pétition  » on rase gratis », vous en aurez des milliers; si vous faites une pétition contre le logement social à tel ou tel endroit : vous aurez des milliers de signataires. D’ailleurs, le Front National, avec sa pétition contre l’abaissement de la vitesse à 80 km/h au niveau national en ce moment, fait son miel populiste en oubliant que cette réforme fait gagner des milliers de vies humaines.

Ensuite, il s’agit, dans cette politique du stationnement d’un enjeu de santé publique; alors utiliser des arguments d’épicier sur le dos de la santé publique, ce n’est pas décent,  n’est pas sérieux.  Il s’agit des questions de qualité de l’air et donc de santé du plus grand nombre et notamment des plus défavorisé.e.s. Il nous faut fixer le cap, car la santé publique et l’amélioration de la qualité de l’air continue à être une priorité pour notre collectivité.

Enfin, nous parlons d’espace public. L’espace public devrait appartenir à tous et toutes et ne pas être réduit à un seul lieu de stockage des voitures. Dans nos villes, l’espace public est rare et il nous faut donc le consacrer aux piétons, aux  cyclistes, aux résidents, au visiteurs. Donc, l’occupation de l’espace public ne sera agréable que si la place de la voiture est réduite.

Nous avons engagé sur Strasbourg une politique de mobilité reconnue et globale. En donnant la priorité au tram, au bus, au train mais également aux vélos et aux piétons, il nous faut également avoir une politique de stationnement qui réponde au défi de notre ville.

C’est de notre responsabilité d’aller de l’avant en alliant une politique d’offre alternative aux déplacements automobiles mais en instituant également de la contrainte.

On ne construit pas l’avenir avec de vieux arguments !

 

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