Strasbourg Ville hospitalière : au delà de l’urgence et de l’hébergement – CM du 25/03/19

Marie-Dominique Dreyssé – Présentation de la délibération 22 : Strasbourg, Ville hospitalière. 

Capitale européenne et des droits de l’homme, la Ville se mobilise depuis de nombreuses années, dans le respect de sa tradition humaniste et de ses engagements locaux, nationaux et internationaux. Dans ce sens, elle exerce un mandat de protection fort en faveur de tous ses habitants en luttant contre les inégalités sociales et de santé, et contre les discriminations. 

 

Dans le contexte actuel des migrations et des demandes de protection au titre de l’asile en France et plus particulièrement dans Bas-Rhin, la Ville s’est engagée à renforcer ses dispositifs de droits communs, mais aussi à développer une politique volontariste pour répondre aux besoins fondamentaux, d’autonomie et d’inclusion des personnes migrantes nouvellement arrivées. 

 

Cette délibération qui vous est soumise maintenant en est une étape.

 

Considérant que les réponses à apporter doivent être collectives, et sur la proposition d’une dynamique impulsée et portée par la Ville, ce sont plus de 150 acteurs (associatifs, caritatifs, universitaires, porteurs d’initiatives citoyennes, et institutionnels), représentant une cinquantaine de structures qui ensemble, tout au long de l’année 2018, qui ont travaillé pour sortir de l’urgence des situations territoriales et structurer une politique d’accueil des migrants, globale et complémentaire, dans le respect des compétences et des moyens de chacun.

 

Cette communauté d’acteurs a souhaité témoigner de cet engagement du territoire à demeurer une terre d’hospitalité en faveur de toutes et tous, cela s’exprime à travers un manifeste pour l’accueil digne des personnes migrantes vulnérables soumis aujourd’hui à votre approbation.

 

Assurer un accueil digne, c’est agir sans discriminations et de façon concertée, dans une dynamique inclusive et participative pour adapter le cadre d’intervention pour chaque personne migrante en fonction de son parcours.

 

C’est une politique d’accueil volontariste, une mise en œuvre coopérative et citoyenne, dans un territoire ouvert au monde, dans une dynamique de dialogue en réseau national et européen.

 

C’est aussi une recherche de dialogue constant avec l’Etat, qui dispose des compétences de l’asile, de l’immigration, de l’hébergement, et un dialogue avec le Département couvrant le champ des mineurs non accompagné.

 

S’appuyant sur le Manifeste, la démarche « Strasbourg, ville hospitalière » se poursuivra sur l’année 2019 pour décliner un plan d’actions enrichi, au-delà de nos politiques municipales, des initiatives du territoire et du travail collectif afin de construire des réponses partagées. Au-delà de l’urgence et de la question de l’hébergement, ce sont les politiques et actions en matière de santé, de solidarité, d’insertion scolaire, sociale et professionnelle, d’accès à la culture qui sont en jeu. Une dynamique de suivi sera mise en place.

 

 

Cet engagement fort en faveur de l’accueil se traduit également à l’échelle européenne et internationale. Le Réseau européen des villes solidaires créé à Strasbourg (plus d’une centaine de villes) a ainsi pour objectif d’élaborer une réponse commune pour relever le défi de l’accueil des réfugiés et partager les bonnes pratiques entre villes.  Un fonds spécifique a également été alloué pour l’aide aux enfants et jeunes réfugiés dans le cadre du partenariat de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau.

 

 

 

La délibération « Strasbourg, ville hospitalière », propose d’une part, de valider l’engagement du territoire de Strasbourg à travers le « Manifeste pour l’accueil des personnes migrantes vulnérables ».

 

D’autre part, elle propose pour validation d’adhérer à l’Association Nationale des Villes et Territoires accueillants (ANVITA).

 

2 commentaires pour “Strasbourg Ville hospitalière : au delà de l’urgence et de l’hébergement – CM du 25/03/19”

  1. Bravo pour cette proposition Strasbourg va t elle adhérer à l’ANVITA ?

  2. Bonjour,
    oui bien sûr c’est le cas depuis le dernier Conseil, c’était l’un des sujets de la délibération 22 « Strasbourg, ville hospitalière : engagement du territoire en faveur de l’accueil digne des personnes vulnérables issues des migrations. – Adhésion à l’ANVITA  » mais nous n’avons pas assez communiqué dessus vous avez raison. Marie-Dominique Dreyssé est impliquée dans ce réseau depuis ses débuts. Belle journée,

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